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Publié le 22 Décembre 2019

Eugène GREAU, mort pour la France en 1943.

Né le 29 mai 1904 à Nieul-le-Dolent (Vendée), Eugène Gréau qui a sacrifié sa vie pour la liberté de la France, est mort en déportation il y a tout juste 76 ans, le 20 décembre 1943 à Sonnenburg… juste avant noël !

 

Eugène fut un cycliste professionnel et réalisa un beau Tour de France en 1929 malgré la difficulté de l'épreuve cette année là.

« Le Tour 1929 est une vacherie. Vingt-deux jours de course. Sept jours de repos. Cinq mille deux cent soixante-seize kilomètres en forme d’hexagone. Cinq départs de nuit. Six étapes de montagne. Treize cols dont le Tourmalet, Allos et le Galibier. Du Soleil. Du vent. De la pluie. Des routes innommables ».

La suite de ce texte « Eugène Gréau – La nuit et le brouillard », écrit par Michel Dalloni, dans le numéro 17 du magazine 200.

Outre ses exploits sportifs, il fut mécanicien cycles à Loudun, militant communiste et entra dans la résistance dans les Deux-Sèvres où il se fit remarquer par son courage. Il fut arrêté à Noël 1941 pour avoir participé à un sabotage ferroviaire, il est mort deux ans plus tard de l’odieux régime nazi.

Eugène et Suzanne GREAU.
Eugène et Suzanne GREAU.

Eugène et Suzanne GREAU.

Les Sables d'Olonne en 1915. Eugène est le petit garçon au chapeau blanc  entouré de ses frères et soeurs. Ses parents sont debout à gauche sur la photo.

Les Sables d'Olonne en 1915. Eugène est le petit garçon au chapeau blanc entouré de ses frères et soeurs. Ses parents sont debout à gauche sur la photo.

Eugène GREAU, 47ème du Tour de France 1929.

Eugène GREAU, 47ème du Tour de France 1929.

Tour de France 1929.

Tour de France 1929.

Plusieurs pierres, plaques et monuments commémoratifs, ici à Souché près de Niort (79).
Plusieurs pierres, plaques et monuments commémoratifs, ici à Souché près de Niort (79).

Plusieurs pierres, plaques et monuments commémoratifs, ici à Souché près de Niort (79).

A la gare de Niort.

A la gare de Niort.

Eglise de Souché.

Eglise de Souché.

Plusieurs plaques de rue, Jacqueline Gréau et Jean-Paul Olivier.

Plusieurs plaques de rue, Jacqueline Gréau et Jean-Paul Olivier.

Rue à Nieul le Dolent (85), sa ville natale.

Rue à Nieul le Dolent (85), sa ville natale.

Jean-Pierre et Claude Gréau, anciens cyclistes et cousins d'Eugène.

Jean-Pierre et Claude Gréau, anciens cyclistes et cousins d'Eugène.

Un extrait du livre sur Eugène GREAU.

Un extrait du livre sur Eugène GREAU.

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Rédigé par Philippe

Publié dans #Nos ancêtres

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Publié le 10 Septembre 2016

Alfred GENDRONNEAU mort pour la France le 11 juin 1916.

Le vendredi 9 septembre 2016, je suis allé retrouver la tombe de mon grand-oncle (frère du père de ma mère) au site nécrologique national « Douaumont » à Fleury-devant-Douaumont dans la Meuse (55), un peu plus de cent ans après sa mort.

Mes grands-parents ont toujours eu sa photo visible dans leur maison.

La recherche de sa tombe dans le site nécrologique, la vue de tous ces champs de batailles et des nombreux cimetières (10 millions de morts), a été un moment très émouvant.

Durant cette terrible guerre de 14/18, le mot d'ordre était de tenir coûte que coûte et à tout prix, de stopper impérativement l'avancée allemande et de ne pas lâcher un mètre carré de terrain.

Le mot d'ordre historique du général Pétain est : « Courage, on les aura ! »

Sur la photo jointe, c'est mon grand-oncle Alfred GENDRONNEAU.

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Voici le résumé du parcours du soldat Alfred Aristide Aimé GENDRONNEAU

durant la Grande Guerre 1914-1918.

Alfred GENDRONNEAU a été mobilisé avec le 93ème R.I. le 2 août 1914.

Il quittait avec son régiment La Roche-sur-Yon le 6 août et débarquait le 8 à Challerange en Argonne (Ardennes).

Les premières opérations ont eu lieu en Belgique et autour de Sedan Fère-Champenoise - La Marne - Camp de Châlons (août - septembre 1914)

Alfred GENDRONNEAU est blessé le 27 août à Chaumont St Quentin au bras gauche traversé par balle.

Les combats suivants sont :

La Boisselle - Beaumont-Hamel - Hébuterne

Attaque de Toutvent - Départ en Champagne (septembre 1914 – août 1915)

Alfred GENDRONNEAU est soldat de 1ère classe le 30 mai 1915.

Puis les Batailles de :

LA CHAMPAGNE (août 1915, mai 1916)

VERDUN (juin 1916 – février 1917)

Les conditions de combat étaient les suivantes :

Les soldats français avaient un uniforme bleu et un casque d’acier. Le front est constitué de plusieurs lignes de défense creusées dans la terre, les tranchées, reliées entre elles par des boyaux d’accès. Ils utilisaient pour se battre des fusils sur lesquels était fixée une baïonnette, des mitrailleuses, des obus, des gaz… Les soldats vivent et meurent dans les tranchées, dans la boue, dans la vermine avec les rats et les cadavres. Ils vivent vraiment l’enfer d’où l’expression « l’enfer de Verdun ».

Pendant toute la journée du 11 juin 1916, tout le bataillon est soumis à un violent bombardement (notamment de 14 à 18 heures) qui se continue le 12, de 2 heures à 6 heures 30.

Au cours de cette attaque et des bombardements qu’il a subis, le 1° bataillon a perdu 6 officiers, 5 adjudants, 42 caporaux, 263 hommes.

C'est à ce moment là que le Grand Oncle Alfred GENDRONNEAU est mort pour la France, au Ravin de la Dame sur la commune de Bras-sur-Meuse dans le département de la Meuse.

La conduite et l'attitude de ce bataillon ont été au-dessus de tout éloge. Le général Dauvin, commandant la 21° division, a d'ailleurs adressé le 14 juin au colonel Génin, commandant la 42° brigade, la note suivante :

« Il a été rendu compte au général commandant le groupement que nous avions repris le boyau Le Nan jusqu'au point 316 inclus. Si ce renseignement est confirmé, des félicitations seront adressées aux exécutants et ceux-ci seront proposés pour des récompenses. »

Les propositions faites par le lieutenant-colonel commandant le 93° R.I., si nombreuses qu'elles aient été, ne seront jamais suffisantes pour récompenser tous les actes d'héroïsme et de bravoure accomplis dans ces journées.

Alfred GENDRONNEAU a sa tombe individuelle numéro 10411 au site nécrologique national « Douaumont » à Fleury-devant-Douaumont dans la Meuse (55).

Son acte de décès est transcrit le 11 août 1916 à Saint-Philbert-du-Pont-Charrault avec la mention « Mort pour la France ».

La Première Guerre mondiale marque une catastrophe sans précédent dans l’histoire de l’Europe et du monde. Les pertes humaines sont énormes, le vieux continent sort ruiné du conflit, militaires et civils sont durablement traumatisés par l’expérience de la guerre.

La Première Guerre mondiale se traduit par une "grande saignée" dont l’Europe mettra des années à se remettre. Le conflit a fait 10 millions de morts, essentiellement des militaires, dont 1,7 million d’Allemands et 1,3 million de Français. Ce chiffre représente une moyenne de 900 morts français chaque jour. 6 millions de combattants sont très sérieusement blessés. Parmi eux, les"gueules cassées" souffrent de terribles mutilations au visage.

D’autre part, l’immense majorité des pertes ayant concerné des hommes jeunes (de 19 à 40 ans), la Première Guerre mondiale a entraîné des séquelles démographiques profondes : déséquilibre hommes/femmes et vieillissement conséquent de la population.

Alfred Aristide Aimé GENDRONNEAU est né le 16 août 1892 à St Philbert du Pont Charrault. Il était le fils de Louis Aimé GENDRONNEAU et de Marie Anastasie BARON, domiciliés à St Philbert du Pont Charrault.

Il était cultivateur avant d'être bon pour le service armé et incorporé au 93ème régiment d'Infanterie à la Roche sur Yon à compter du 9 octobre 1913. Il est arrivé au corps le 9 octobre 1913. Soldat de 2ème classe le dit jour.

Il est désigné comme soutien indispensable de famille par le conseil départemental de la Vendée dans sa séance du 7 mars 1914.

Il est soldat de 1ère classe le 30 mai 1915.

Il combat contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 12 juin 1916. Il est blessé le 27 août 1914 à Chaumont St Quentin au bras gauche traversé par balle. Mort pour la France le 11 juin 1916.

Verdun 1916, avancée allemande. En rouge, Le ravin de la Dame (ravin de la mort) où est tué Alfred GENDRONNEAU.

Verdun 1916, avancée allemande. En rouge, Le ravin de la Dame (ravin de la mort) où est tué Alfred GENDRONNEAU.

Impressionnant ossuaire de Douaumont.

Impressionnant ossuaire de Douaumont.

Alignement précis des croix au site nécrologique national « Douaumont » à Fleury-devant-Douaumont.

Alignement précis des croix au site nécrologique national « Douaumont » à Fleury-devant-Douaumont.

15 000 tombes dans ce site...

15 000 tombes dans ce site...

...dont celle d'Alfred GENDRONNEAU.

...dont celle d'Alfred GENDRONNEAU.

Extrait du texte sur le champ de bataille du Plateau de Thiaumont.

Extrait du texte sur le champ de bataille du Plateau de Thiaumont.

Ce qu'il reste du village de Douaumont... Il y a des trous d'obus sous des milliers d'hectares de forêts.

Ce qu'il reste du village de Douaumont... Il y a des trous d'obus sous des milliers d'hectares de forêts.

Verdun est maintenant une ville où il fait bon se balader.

Verdun est maintenant une ville où il fait bon se balader.

Alfred GENDRONNEAU mort pour la France le 11 juin 1916.
Alfred GENDRONNEAU mort pour la France le 11 juin 1916.

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Rédigé par Philippe

Publié dans #Nos ancêtres

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Publié le 16 Août 2016

Le Patois vendéen.

Le Patois vendéen vient de l’ancien Poitou plus précisément du Bas-Poitou dont la Vendée faisait partie.

Les mots et les intonations sont différents suivant que l’on habite dans le Haut Bocage (les Herbiers, Pouzauges…), le marais breton (Challans, Saint Jean de Mont…), La Côte Sablaise (Les Sables d’Olonne, La Tranche sur Mer…), La plaine et le marais poitevin (Luçon, Fontenay le Comte…).

Ce parlange est comme tous les dialectes, assez difficile à écrire.

Sous le titre de mon blog « Ventiler overblog » vous avez remarqué la phrase interrogative en patois vendéen « Avour é to qu’té calé ? » qui peut aussi se dire « où é to qu’té rendu ?" Qui signifie tout simplement en français commun « où es-tu ? ».

Si nos grands-pères et nos arrières-grands-pères (sur la photo jointe, ce sont mes arrières grand-pères, Alexandre Brochard et Jules Lièvre) parlaient entre eux avec une langue bien à eux , cela va disparaître peu à peu, les jeunes ne parlent plus patois, on le parle encore un peu en campagne et dans les caves avec « les anciens ».

J’utilise des expressions vendéennes que j’ai évidemment gardé de Vendée, comme « tantôt » (après-midi), « barrer la porte » (fermer à clé), «Ramasse-Bourrier » (Pelle à ordure, poussière), « Poche » (sac en plastique)… ce qui forcément étonne les gens du sud de la France,

Chapuze (Serge Maret), l’humoriste vendéen, la soixantaine passée, fait rire la Vendée avec ses histoires en patois.

Bernard Lermite m’a fait suivre un lien intéressant sur le site "labouliteduweb", consacré au patois vendéen, vous le retrouvez ci-dessous.

Les Vieux de la vieille :

En 1959, le mythique film « Les Vieux de la Vieille » avec les trois vedettes : Jean Gabin, Pierre Fresnay, Noël-Noël, roman de René Fallet et dialogue de Michel Audiard, a été tourné en grande partie en Vendée,

La scène dans le cimetière a été jouée à La Chapelle-Palluau, les scènes de beuverie sont tournées à Apremont, la partie de football a lieu sur le stade de Coëx et c'est de la maison de retraite de La Chaize-le-Vicomte que le trio infernal s'évade,

Le Patois vendéen.
Le Patois vendéen.

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Rédigé par Philippe

Publié dans #Nos ancêtres

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